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11 novembre 2017 - Poèmes
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Passe et s’arrête le souvenir, larme qui lentement est écoulée diluant les éclats de corps à corps, de luttes – de long temps parti, de long temps revenu. Il pâlit les couleurs du jour et donne à ce dernier le velouté de la poussière frôlée chassée aux ailes du papillon ou du chant de loin porté  disparu ; y sculpte ses frêles édifices de sable tout entiers bâtis sur l’effritement, qu’un geste un soupir dissiperaient vers d’autres assemblages, vers d’autres effacement.

À distance l’on apprivoise cette paix friable qui se glisse au sein du paysage enfui et irrigue subtile quelque chagrin oublié.

Illustration : K. Schwitters, Revolving, 1919.

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