Menu

120517

13 mai 2017 - Poèmes
120517

Nuit de grand vent dans les voiles. Tu changes d’aire, et c’est bonheur. Une générosité inattendue t’éclot au cœur, tu brûles d’embrasser qui tu n’es pas, de devenir autre. Il te pousserait des ailes que l’espace ne serait pas plus vaste. Tu ne crois même plus à la cendre des petits matins : boniments de vieilles femmes pour enfants sages. Tu n’as jamais été sage, seulement fait semblant, qu’on te laisse tranquille.

Et maintenant, les vieilles femmes ont fini de perdre leurs dents, les enfants sages triment, et toi, tu n’as plus peur, pas même de toi.

Photo: Aleks Dahlberg.

Suivant
Précédent

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Plus d'informations

Ce site utilise des cookies. Poursuivre votre navigation sans changer vos paramètres ou cliquer sur "Accepter" ci-dessous revient à accepter leur utilisation sur ce site.

Fermer