Ce serait une fleur grand ouverte, épanouie à l’extrême, de toutes ses lames lancée au-delà, une fleur renversée à ses limbes où boire la lumière avidement qui infuse, fleur irradiant, de force vive projetée hors d’elle, tant désirante de ce qui à l’orée se joue et se mêle, ce serait une fleur en menace d’effloration.

Ce serait une fleur qui saisit le regard, le déroule et l’abreuve, une fleur qui à sa mesure épanouirait le regard, le tendrait à l’extrême, en un frisson le cabrerait vers le péril et le délice.

Ce serait le prolongement de ce suspens, de l’extrême où tremble tout ce qui fut et tout ce qui sera, dans le chant confondu de la fêlure et de l’accomplissement. Ce seraient toutes les couleurs ramassées au cœur de la fleur, ce seraient toutes ses odeurs étoilées à l’ailleurs, l’indécidable élan dans le temps qui vacille.

Ce serait l’irrésistible à plonger au cœur noir où tout cesse et commence, au risque du néant, à l’extase de l’absolu.

Ce serait une fleur.

Suivant
Précédent

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Plus d'informations

Ce site utilise des cookies. Poursuivre votre navigation sans changer vos paramètres ou cliquer sur "Accepter" ci-dessous revient à accepter leur utilisation sur ce site.

Fermer