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220517

23 mai 2017 - Jours, Poèmes
220517
Qu’est-ce qui tremble au clair de la nuit entre les corps qui bougent, se frôlent, s’ignorent ou s’étreignent ?
Quel oubli, quel souvenir
quel désir ?

 

Ceux que je porte ne sont pas à naître
mais morts ou à mourir.
Leur piste lumineuse m’éblouit et m’entraîne
hagarde mors aux dents
consumée vive.

Comme on s’écorche aux barbelés à ne vouloir pas démordre du rêve ici-bas !
C’est que, vois-tu, toute vive tout vif
il me saisit, je le saisis (c’est tout un),
bien au-delà du temps.

Ceux que je porte sont à renaître
pour renaître ceux qui me portent… —
la mort malgré tout se traverserait-elle en un songe fidèle ?

 

Photo : Paul den Hollander, Moments in Time.

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