L’air est doux, voilé le soleil sous lequel après d’autres j’exultai du plaisir simple d’exister. Sous mon regard sans larmes, juste un peu trop fixe, tu t’éloignes avec hier. S’effilochent corde et amarres. La rouille lentement circonvient l’ancre qui demeure comme subsiste le passé sans oubli – passé non moins.

La tristesse est brise douce à l’entourage de ces deux bouts de bois longtemps portés par l’Océan, à jamais imprégnés de ses épiphanies et de ses abîmes – de ses mystères –, qu’aujourd’hui je plante dans le sable des rêves vrais.

Puis m’en vais, ayant confié à l’autre horizon la trace de quoi s’efface.

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