Nuit diaphane par-dessus les rues,
et, lointain d’être si proche, au milieu,
le buvard rond qui voit flou, grossi
d’épanchements versés en douce,
sans que rien ne chavire ni titube,
au contraire ; plein comme un œuf,
qui déborde et qui bave, pourtant,
toujours fermement rivé au ciel,
parfaitement stupide, idiot à coup sûr,
d’avoir gobé tant de vieilles lunes,
noyé de nostalgies vagues et perçantes
qui clouent dans l’arrière-cour du rêve
de guingois le couvercle de fer blanc,
tandis que la nuit diaphane, dans sa fixité
un peu angoissante de cliché bien léché
débaroule tous les oublis.

Illustration : photo de Chris Barbalis (Unsplash)

 

Suivant
Précédent

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Plus d'informations

Ce site utilise des cookies. Poursuivre votre navigation sans changer vos paramètres ou cliquer sur "Accepter" ci-dessous revient à accepter leur utilisation sur ce site.

Fermer