Tu ne sais rien.
À l’ignorance confie-toi,
ne vois point,
aveugle-toi plutôt.

Glisse-toi à la dérive douce,
à la renverse des vérités, de leurs monuments et majuscules,
à l’envers de tes décors et professions de foi.
Se dissolvent les pesants édifices, les complexes armatures,
inflexibles comme pierre à ton nom,
noyau à ton cœur,
squelette déjà.
S’écroule le grêle équilibre de leurs nécessités,
s’écroule sans s’anéantir,
s’écroule en soupir :
s’écoule.

Coule-toi aux méandres et échos,
portée par la surface léchée d’illusions
qui ne sont que courants plus profonds,
l’onde en ses trouées et retours
qui se répercute à l’arrière des oublis
quand à l’écueil tu te voues
aussi bien qu’à l’envol.

Illustration : Josef Sima.

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