Aux orées et lisières,

de seuils en échappées,

à tout vent, à la vie à la mort,

ici, puis ailleurs,

nulle part,

sinon aux fortins pris, dépris, repris…

aux frontières à leurs passe-passe

là où tout se confond, se fond,

Arpenter sans répit sans remords

ni respect sinon d’amour

sans domaine ni assignation

sans rémission,

visage offert aux essaims, aux lueurs,

aux reflets en myriades

de mille enfers, de paradis tant et plus,

dans les cheveux le souffle des nuées,

des gloires et des naufrages,

le passage des abîmes et des envols,

Arpenter

avec dans le dos l’histoire qui s’entasse

et autour le temps bête qui file trop droit

à mordre sur un soupir ou

à féconder ailleurs peut-être

Arpenter

éclaireuse égarée

égareuse éclairée

à la chance de quelque soleil inconnu.

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