Menu

70517

7 mai 2017 - Jours, Poèmes
70517

Les visages succèdent à d’autres visages. Peu à peu ils se recouvrent, les lignes se mêlent. Le visage devient le masque du visage. S’y laisse prendre. Les lignes retiennent autre chose, qu’elle savent et que tu ne sais pas, puis qu’elles savent et que tu sais trop bien.

Alors la ville prend ton visage. Alors la nuit prend ton visage. Le répètent. Le font guide, et fumée. Rêve et pas. Elles jettent par-delà les toits le filet de ton visage, en envol envolé-retenu, qui s’en va revient sans bouger.

Et l’approche grandit à chaque pas qui ne sait où si sûrement il va, cheminant ton visage.

Illustration : P. Picasso.

Suivant
Précédent
Étiquettes :

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Plus d'informations

Ce site utilise des cookies. Poursuivre votre navigation sans changer vos paramètres ou cliquer sur "Accepter" ci-dessous revient à accepter leur utilisation sur ce site.

Fermer