À Floriane, et à mes quelques-uns.

Pleine rencontre quand toutes les séparations prennent l’allure brutale de l’arbitraire. Tout n’y a jamais été dit, fait, vécu, de ce qu’il resterait à dire, faire, vivre. Plus encore que l’absence, nous étonne que se réunisse à cette ombre, son songe dans l’éloignement, la présence quand elle revient. Elle anime jusqu’au deuil. Car nous ne rêvions pas.
Pleine rencontre, sans fin ni cesse.

Domaine sans révélation, sens, ni fin, elle règne. La parole y a la hauteur du silence, d’un même geste ils nous faufilent à l’amble du temps puissant. Sous son patronage, nous laissons comme vaines armures raisons, discours, explication compréhension, puisqu’entière la connaissance nous y a déjà été donnée. La mise à nu n’est que mise au monde d’une promesse déjà advenue, elle est l’entier plaisir d’y vivre.
Réel réalisé dont nous préservons l’incertitude féconde.

« en dépit des étoiles et des solitudes »(1)

Illustration : Franz Marc, Zwei Katzen


___________________________________
  1. Robert Desnos []
Suivant
Précédent

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Plus d'informations

Ce site utilise des cookies. Poursuivre votre navigation sans changer vos paramètres ou cliquer sur "Accepter" ci-dessous revient à accepter leur utilisation sur ce site.

Fermer