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André Rougier en résidence

1 février 2018 - Critique, Résidences

J’avais accueilli, voilà un peu plus d’un an, Anh Mat en résidence, et je tenais à renouveler l’expérience : celle d’un échange qui prenne le temps, c’est-à-dire qui offre assez d’espace et de liberté pour dialoguer ensemble, pour parler, penser ensemble (si discrète que j’essaie de me faire une fois lancée les questions).
Ajoutez à ce temps long quelques aléas, et la résidence « commencée » à ma plus grande joie en 2017 avec André Rougier arrive finalement en 2018, pour tout le mois de février.

André Rougier

Il est le tenancier des Confins, ouvert en 2011 et lieu d’une bouillonnante activité : le visiteur s’y voit offrir des milliers de textes, essentiellement poétiques, parfois plus personnels lorsqu’il s’agit de souvenirs et de considérations politiques ou de pages d’un journal relatant telle flânerie dans les rues, telle visite de galerie… – le tout largement irrigué par les citations de ses auteurs incontournables.

Encore faut-il mentionner que ce « stock » de textes, dont certains remontent aux années 1960, n’est pas immobile : outre les ajouts, évidemment, certains disparaissent et sont repris, remaniés, retravaillés. Quelque chose comme un vaste paysage toujours changeant, toujours le même, tout à fait pour lui plaire. Et, en tout cas, une vue imprenable sur le work in progress de toute une vie.

Biographie succincte

Son profil Twitter (@perceval45) a beau mentionner sa date de naissance (1945), André Rougier reste discret sur son histoire. On sait que, fils de bonne famille, après de longues études (scientifiques, puis littéraires), il a mené plusieurs vies. D’abord ingénieur du bâtiment (spécialisé dans le calcul des structures en béton armé soumises à des conditions extrêmes : séismes importants, cyclones, fortes surcharges de neige – sorte de poursuite de la poésie par d’autres moyens), il a ensuite et pendant longtemps enseigné au Brésil, pays où il résida presque quatorze ans, à l’Alliance française (cours supérieur de la littérature en partenariat avec l’université Nancy II), dans différentes universités et à l’Instituto Rio Branco (unique grande école de ce pays, spécialisée dans la formation des diplomates), essentiellement la langue et la littérature françaises, la philosophie politique et la sociologie.

Mais, si la page de présentation de son blog se cantonne à citer Antonio Tabucchi et Roberto Bolaño (tout en livrant malgré tout sa binette en photo), c’est assurément que les renseignements à caractère plus personnel n’ont que peu d’intérêt pour l’écrivain – ni ne doivent en avoir pour son lecteur.

Alors, puisqu’il m’a fait la joie d’accepter cette résidence, je ne le titillerai qu’un peu sur tout cela, et vous je laisse surtout le plaisir des réponses et du texte qu’il nous offre à cette occasion.

Au programme tout au long du mois, questions et réponses (fournies), lectures audio, et, bien sûr, un texte inédit en guise de couronnement, puisque c’est avec lui que s’achèvera la résidence fin février. Premier rendez-vous samedi !

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