Définition (Duras)

« Aucune définition extérieure ne se propose pour dire ce qu’ils sont en train de vivre. Aucune solution pour éviter la souffrance. » Marguerite Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs Ignorance rimant donc avec souffrance (et non avec liberté). Tragique, pour ne pas dire dolorisme, propre à Duras, que l’on retrouve à chacune de ses pages…

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On a parfois l’impression, à se balader ainsi dans la ville, de n’aller nulle part, de ne chercher qu’à passer le temps, et que seule la fatigue nous dira où et quand nous arrêter. Mais de même qu’un pas entraîne immanquablement le pas suivant, une pensée est la conséquence inévitable de la précédente et dans…

Matière-sujet

Les souks étaient plus larges, plus lumineux qu’à Fez, plus rustiques aussi ; on y sentait moins l’opulence des marchands, davantage le travail des artisans ; la rue des teinturiers me fascinait. La couleur n’y était pas une qualité des choses, mais une substance ; comme l’eau qui devient neige, grêle, glace, givre, vapeur, elle avait ses métamorphoses :…

Concrétion répétition

D’où vient que les répétitions dans lesquelles s’entête et  bute la parole quotidienne (en famille, auprès de connaissances, d’amis même, parfois, au travail et dans les médias), parfois avec sérieux ou passion dérisoire, où elle tourne en rond, n’en finissant pas de parasiter le temps et le moment, me désespère « dans la vie »…

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« Les paroles s’envolent, les écrits restent. » Évidence consolante : de celles qui vous sautent au visage et cache la vue. Certaines paroles restent sur le cœur, pesantes de plomb, et bien des pages s’oublient aussitôt tournées, plus vides que légères – au moins auront-elles été lues. On le sait bien, au fond, que…

La jointure voir-parler du poème

Pivoines. Bien sûr que le mot n’est pas la chose : Saussure, etc… Cratyle, etc… Et il y a bien un travail autonome du signifiant en poésie, une sorte de propulsion du son, d’élan mal contrôlable mais bien là, dans la main qui écrit. Elle est dans un élan sonore/rythmique de langue. Soit. Mais elle est…

Langagement

D’où naissent ces fringales de roman, qui me prennent, sinon souvent, du moins régulièrement ? D’un simple besoin de changer de rythme. D’un besoin – j’insiste sur ce terme – de se désengager nettement du rythme quotidien de journées qui, pour n’être pas nécessairement harassantes, n’en minent que plus sûrement, par érosion. Vagues et récif…

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