Les heures mauves #2

II Non pas que l’élan retombe, que la voix se taise, ni que s’épuisent désirs et pensées, non plus que le ressac de parole et de sang piaffant dans l’arrière-pays de ce crépuscule qui les retranche au loin sans souci, sans vernis et sans fard, paraît-il. Comme si plutôt étouffés – pas même, ignorés –…

Les heures mauves #1

I Le dernier frémissement du jour a passé, et la nuit s’ajourne à la lune en filigrane pâle au ciel d’uniforme lumière. Les échos s’éteignent, les gestes se posent, dans le plein demi-jour d’une mi-saison étale qui longe des passants la promenade. L’heure nous enveloppe de son eau qui dort sans clarté ni mystère, tout…

250318

Tu parles et je ne te comprends pas Puis tu ris et je ne t’écoute pas Et tu pleures mais je n’entends pas Tu parles encore et on ne comprend plus rien. En face j’agite les mêmes phrases. Alors tu chantes, et je te vois. Ce sont les seuls mots à croire. Peut-être suffisent-ils. Illustration…

220218

Insidieuse exigeante comme la marée Monte cette humeur terrible et douce. Elle te gagne contre devoir et raison, sûre et familière elle submerge les lueurs et les voix qui tissent banal leur quotidien à ton côté, sa tranquillité et ses émois, tandis que tu t’absentes, que tu ne joues plus, happée par cette humeur qui…

170218

Tu dis : « Ça palpite » et quelque chose s’équilibre, une boucle se boucle, comme une promesse sans issue, juste de toute sa vanité – ne l’est que de se suffire à elle-même. « Ça palpite », et tout semble dit, la boucle bouclée et sa tranquillité de contrebande, « ça palpite » et la boucle est bouclée, ça se…

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Plus d'informations

Ce site utilise des cookies. Poursuivre votre navigation sans changer vos paramètres ou cliquer sur "Accepter" ci-dessous revient à accepter leur utilisation sur ce site.

Fermer