Un regard, une voix

– ou quoi d’autre, invisible, qui sans nom se reconnaît,

le levain de la rencontre –

ce qu’ils tendent dans la distance et dispersent au-delà,

t’ouvrent de tes domaines la porte dérobée

à l’avers des imaginaires ;

– du plus loin qu’il vous souvienne,

d’après l’après de toute mémoire –

cascade d’étoiles et d’échos, qui anime et déploie,

un regard, une voix t’offrent la contrée que tu portes.

Tu te sens immense et minuscule au seuil où tu t’arrêtes,

au suspens des lois et des rouages flotte ta marche

quand tu frôles le gardien insu, foules les routes qu’il fleurit,

le pas libre et doux en gratitude, et tu retiens ton souffle

à l’instant où tu prends possession des règnes

destinés à l’ancre du temps.

Illustration : Elena Markova.

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