Longtemps pourtant que tu es sortie du bois, que tu cours ou le feins le risque d’être vue 
à moitié cachée encore au regard de hasard,
– à moitié,
possible comme le seraient un rêve, un souvenir, une histoire et un secret de toi la première ignorés.

Cependant.
Un regard est posé sur toi,
maintenant.
Tu le vois.
Tu peux encore reculer, jeter poudre aux yeux et fuir au couvert des ombres, t’enténébrer au profond du silence, migrer vers tes imaginaires. Te perdre en toi-même.

Élance-toi plutôt au frisson de l’avenir qui te dénude, du regard qui t’invente.

Image: Arthur Rackham, illustration pour Songe d’une nuit d’été.

Suivant
Précédent

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Plus d'informations

Ce site utilise des cookies. Poursuivre votre navigation sans changer vos paramètres ou cliquer sur "Accepter" ci-dessous revient à accepter leur utilisation sur ce site.

Fermer