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Lumière

30 septembre 2012 - Hapax et archives, Matières à répétition
Lumière

Diptyque©bigi

C’est toujours encore le sage ordonnancement des objets
les perpendiculaires et les parallèles,
les normes calibrées, la régularité propre
qui s’impose à l’œil, d’abord,
qui s’impose à l’œil, quand même,
malgré les légères imperfections,
le mouvement qu’introduisent
des décalages minimes, trop maigres,
pour laisser franchement place au fortuit.
Hasard bridé, prisonnier du cadre,
contenu par l’amour du travail bien fait.
Le volet et la cloison, parquet ou porte
de bois et de métal, tout aussi bien.
Le regard se lasse et passe son tour,
agencement identifié identique d’un coup d’œil

Le regard glisse sur la matière lisse
absentée.
Glisse et passe,
repasse et glisse en surface
sans épaisseur
diluant les couleurs.
Un peu de néant à peine
procure un relief à la surface.
Entre les interstices, on rêve peut-être
ou l’on tremble.
Passe et repasse et se lasse et –


NO TRESPASSING
Un pas de côté et l’on trébuche.

Puis, la lumière force notre inattention
diffuse, étale de surface étale,
baigne la matière en taches d’ombre
et de soleil, noyées en son eau trouble,
qui glissent sur les planches et
pianotent bleu céruléen puis argile rouge.
Toute chose subitement prise
dans la masse de la lumière
dont la gloire tamisée
absente-sublime la matière
qui noie toute chose et la matière
sublimée dissipée.

Un pas de côté et l’on a trébuché.

Le regard y prend le large
et la pensée perd pied
perplexe miroir en miroir
si bien que l’on fermerait les yeux
pour retrouver relief et profondeur
à l’abri des paupières.
Persiennes bleues
au soleil
denses de ténèbres.
(De noir regard.)

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