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Pour Francis Royo…

1 avril 2016 - À glaner

… et les siens.

CP63 – 3 JUIN 2015

dans ce pur éclat de silence
qui travaille au-delà de la douleur
sans mots sans armes

nous rompons notre pain

Francis : les mots Claudine : les couleurs

Francis : les mots
Claudine : les couleurs

Francis Royo, Claudine Sales, Contrepoint

 

Quelques mots

Cela me semblait d’abord merveilleux, un poète, invincible, car restent vers et poèmes. Et la lectrice a beau se dire volontiers (et naïvement) « amoureuse » de ses auteurs, le poète pour elle peut rester immortel. Elle est privée de nouveaux vers, mais deux ou trois lignes de Francis Royo en disent souvent plus long que des tomes entiers : de quoi se plaindre, quand il nous laisse tant de poèmes.

Le legs est doux, et nos regrets, nos petites peines, nos hommages semblent s’immiscer avec indécence dans la grande douleur de ceux qui l’aiment, malgré, ou à cause peut-être, de nos propres deuils. On s’habitue à la caresse de son aile sombre, mais console-t-elle jamais ?

Cela me semble terrible, un poète : qui l’a aimé n’entend peut-être plus dans ses vers et ses poèmes que la disparition de voix.

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