Sarments 20-22

XX Tu te dresses, minuscule et nue – orbites et rondes élémentaires s’inversent entraînant le pivot du regard – tu te dresses, minuscule et nue, entre la plage immense et l’immense océan, face auxquels tout propos anéanti s’effondre quand d’un rire et d’un bond tu largues les amarres. XXI Aphrodite à rebours, les flots –…

Sarments 16-17

XVI Tu accueilles l’effacement – trois traits esquissent toute harmonie – tu accueilles l’effacement comme l’on rend les armes pour déjouer tes pièges rompre le cercle épris de son propre reflet où bégaie un seul sens. XVII Ta conscience alors file, s’égaie – diluée à l’extrême vibre la couleur anonyme  – ta conscience alors file,…

Sarments 14-15

XIV Lentement glissent les discours – la parure à façon s’alourdit, avec un soupir d’aise se quitte – lentement glissent les discours et tombent à tes pieds, infidèle dépouille dont tu ne prélèves qu’une ou deux pierres précieuses au secret de ton cœur. XV Et le silence te caresse – certaines saisons ne germent qu’inconnues…

Sarments 4-5

IV Offre la page à l’inquiet – à la porte son charroi de hantises qui vous agrippent aux cheveux – offre la page à l’inquiet fragile et ses fantômes, une arène où combattre. Qu’ils aient place où livrer leurs éclats en déroute avant métamorphose. V Car ils ne se musèlent pas –pas sans rompre l’amarre…

Sarments 3

III Rompre la creuse ritournelle – emballement qui bégaie le trop plein déversé en chaos du soi au monde – rompre la creuse ritournelle ; sourdine où la conscience se recueille et s’enfuit au-delà de toi-même toi, pourtant, opiniâtre, et aveugle – prends voix.

Sarments 2

II Fais vœu de croire aux sorts et charmes – sois rétive à toute foi, mal tenante, mais défie le hasard – fais vœu de croire aux sorts et charmes confie à l’inconnu, qui unit fer et flamme au plus léger de l’air, tes mots et ton désir forgés dans le retrait insoucieux du jour.

Sarments 1

I Si nous ne sommes que paroles – et nos rêves, promises du vent, bientôt guenilles – si nous ne sommes que paroles, il faut trouver un souffle pour au cri et au chant tour à tour s’apparier, un souffle assez puissant pour qu’y bruissent nos voix dans le plain du silence.

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