Rêves et serments contiennent les jours, leur suite fugace et longue, ils leur forment une armature, bornée et sûre. Enclos y déchoit le présent, entre oubli et regret, s’y effondre l’avenir, soupir après soupir. S’enlise, au regard fixe qui dément les reflets et aveugle les présages.

Opiniâtrement à l’ombre du passé qu’accumules-tu ?

La digue grince et se fissure, au dernier sanglot rompra, qui emportera l’édifice bâti sous l’illusoire patronage. Et reviennent le tumulte, l’aventure incertaine, l’audace des désirs ; et transpercent les regards. Mise en branle à la houle.

Sonne l’heure, tresse la boucle des jours.

Image : Vilhelm-Hammershøi, Sunbeams or Sunshine. Dust Motes Dancing in the Sunbeams,1900

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