Qu’un autre y mette des mots, le cœur a usé trop de phrases pour s’y bercer-berner toujours.
Que prenne le relais autre voix, plus insistante et étrangère, de paroles pauvres
mais entêtées, entraînées sur l’air en boucle d’un ressac assez violent peut-être pour y briser.

Dérive triste ou tragique naufrage, sans y prendre part,
avec ici ou là qui affleure parole-récif , démantèle et raccroche,
puis qu’on laisse en sillage oublieux des destins
pour n’être que le frêle esquif qui nous porte
porté par d’amples courants en méandres
communs.

Les enceintes crachent modulent leurs rengaines  pour essoufflements
adolescentes
lessiver la cervelle qui se fige, placebo sur gueule de bois.

Photo d’accueil: Frantisek Drtikol, The Soul, 1930.

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One thought on “Bouts-sans-rime #6”

  1. 2 mots en passant

    Un Ana Gramme de glossolalies ?
    En langue sémitique et en anglais ?

    « El Isoglossal »

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