• 260618 - Le ciel tantôt bougonne, tantôt sourit, indécis, et donne au jour un air sans façons où s'effilochent souvenirs et promesses en nuages dispersés, en rayons intermittents – on ne distingue pas bien les uns des autres, on sent seulement que l'air mouvant enrobe le corps, l'accompagne dans …
  • 160618 - Ce serait une fleur grand ouverte, épanouie à l'extrême, de toutes ses lames lancée au-delà, une fleur renversée à ses limbes où boire la lumière avidement qui infuse, fleur irradiant, de force vive projetée hors d'elle, tant désirante de ce qui à l'orée se joue et …
  • Achéloos - Les jours, leurs mille ruisseaux, ont fini de laver comme à grande eau paysage et horizons, le monde paraît de patine neuve. Machinalement ou plus secrètement encore, les doigts parcourent traces et marques, à l'aveugle reconnaissent le contour de quelque continent d'épiphanies et de naufrages, mouvant …
  • Les heures mauves #4 - IV Scintillements rose jaune bleu gamme pourpre et absinthe s’ébattent mais n’animent plus la surface lisse du monde, ils glissent vifs et sans mystère et le courant ne t’emporte ni délaisse. Tu as su pourtant faire corps d’étincelles et de regards, électrique, puissante de moindre ivresse …
  • Les heures mauves #3 - III Les rires s’envolent, les gestes dansent, se croisent les phrases dans l’air transparent, et se délaissent. L’ennui s’amuse. Rien ne pèse, ni serment ni oubli, crédule ou cynique mêmement se joue la grêle pantomime d’ivresses feintes. Nulle grâce ici, l’eau est trop claire pour quelque …
  • Les heures mauves #2 - II Non pas que l’élan retombe, que la voix se taise, ni que s’épuisent désirs et pensées, non plus que le ressac de parole et de sang piaffant dans l’arrière-pays de ce crépuscule qui les retranche au loin sans souci, sans vernis et sans fard, paraît-il. …
  • Les heures mauves #1 - I Le dernier frémissement du jour a passé, et la nuit s’ajourne à la lune en filigrane pâle au ciel d’uniforme lumière. Les échos s’éteignent, les gestes se posent, dans le plein demi-jour d’une mi-saison étale qui longe des passants la promenade. L’heure nous enveloppe de …
  • 250318 - Tu parles et je ne te comprends pas Puis tu ris et je ne t'écoute pas Et tu pleures mais je n'entends pas Tu parles encore et on ne comprend plus rien. En face j'agite les mêmes phrases. Alors tu chantes, et je te vois. Ce …
  • 220218 - Insidieuse exigeante comme la marée Monte cette humeur terrible et douce. Elle te gagne contre devoir et raison, sûre et familière elle submerge les lueurs et les voix qui tissent banal leur quotidien à ton côté, sa tranquillité et ses émois, tandis que tu t'absentes, que …
  • 170218 - Tu dis : "Ça palpite" et quelque chose s'équilibre, une boucle se boucle, comme une promesse sans issue, juste de toute sa vanité – ne l'est que de se suffire à elle-même. "Ça palpite", et tout semble dit, la boucle bouclée et sa tranquillité de contrebande, …
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