XVI

Tu accueilles l’effacement
– trois traits esquissent toute harmonie –
tu accueilles l’effacement
comme l’on rend les armes
pour déjouer tes pièges
rompre le cercle épris
de son propre reflet
où bégaie un seul sens.

XVII

Ta conscience alors file, s’égaie
– diluée à l’extrême vibre la couleur anonyme  –
ta conscience alors file, s’égaie
au moindre souffle, embrasse
chaque courant, éparse
se multiplie te mêle
à la paix animale
qui mûrit la présence.

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3 thoughts on “Sarments 16-17”

  1. Une poésie qui donne raison a Mallarme qui parlait de ‘ » la disparition illocutoire du poète  » loin de toute espèce de narcissisme, ascétique et pure. Bravo !

  2. Madame,

    Il ne s’agit pas d’encouragement mais d’un constat objectif. En effet, votre poésie, très personnelle, a su faire son miel du message mallarmeen.
    Je suis poete mais ma poésie, alliance de simplicité et de profondeur, suit une voie qui lui est propre et n’a pas, comme vous, eu le privilège d’étudier les poètes grecs et latins. On ne sort pas intact de la rencontre avec Homere et Lucrece.

    Cordialement.

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