Esther 3.2

J’ai longtemps essayé de m’expliquer ce regard bleu-noir. Il était rare et naissait, je crois, de certaines luminosités ou circonstances particulières et obéissait sans doute à des lois précises, suivant quelque régularité au jeu fin et complexe. Passée une brève curiosité pour les mécanismes qui président à l’irisation des plumes, je ne fis pourtant jamais l’effort de…

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« Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais ! » Des mots mûrissent en bouche, trop légers encore pour laisser trace sur la page blanche, quand, à l’exacte mesure du silence, surgit une voix ancienne et connue dans le balancement lent de saisons qu’on croyait oubliées, voix d’un poète aimé, encore fugitive puis précisée peu…

plus ou moins convenu

À une certaine époque, elle l’aurait accompagné. Cela était arrivé plusieurs fois en dehors de leurs voyages ou escapades planifiées à deux, en cas d’imprévu familial, par exemple. Élisabeth partait avec lui. Ni l’un ni l’autre ne songeait à se poser la question, moins encore à en discuter.

son billet

Quand sa tendre moitié lui avait tendu, avec un délicieux sourire, le billet aller-retour qu’elle était passée prendre pour lui à la gare, au retour des courses dominicales, il l’avait très soigneusement plié en deux. Les bords se recouvraient de manière parfaite, sans que dépassât le moindre millimètre.

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