Éclats d’André Rougier – portrait subjectif

Des noirs, des rouges, des ors saturés, empoignés embrassés dans une lutte aussi vive qu’harmonieuse, prise dans un lumière parfois presque douce. Des saisissements, des contrastes, emporté par le flot clair d’une intelligence acérée, ici grave, là malicieuse. De « la ténèbre » et des illuminations. De l’épique, de l’épique, du lyrique dans l’ambre d’un regard philosophique…

Entretien avec André Rougier – La poésie, « mutantes présences » (ou du devenir)

Tes textes sont assurément pour moi des poèmes, en prose puisqu’ils ne sont pas versifiés, mais dans une prose particulièrement soignée, rythmée, dont le souci n’est pas de mimer la langue parlée, sa facilité ou l’art de la conversation et sa légèreté – il semblerait presque que tu recherches le contraire. Appelles-tu « poésie »…

250117

J’ai laissé dehors le soir jaune et gris, les talons qui claquent sur l’asphalte, l’air qui pince. Dedans, l’obscur et l’incandescent, le feu scellé dans l’ambre — entre deux flammes, entre deux souffles, subsistant de l’amour perdu à l’amitié retrouvée. La lumière s’égare entre ce que renvoient les miroirs     et ce qu’ils gardent. J’ai pris la…

80816

Pour un regard. Un regard dévoré d’horizon. Sillonné de présages qui le traversent et scintillent, se perdent et rejoignent quelque insondable origine. Pour un regard. Un regard trempé d’eau forte. Acéré de l’éclat qui brille à l’entaille pure du diamant sans oubli. Parce que les paupières se ferment et qu’à leur courbure les extrêmes s’échangent. Parce…

Sarments 20-22

XX Tu te dresses, minuscule et nue – orbites et rondes élémentaires s’inversent entraînant le pivot du regard – tu te dresses, minuscule et nue, entre la plage immense et l’immense océan, face auxquels tout propos anéanti s’effondre quand d’un rire et d’un bond tu largues les amarres. XXI Aphrodite à rebours, les flots –…

Sarments 16-17

XVI Tu accueilles l’effacement – trois traits esquissent toute harmonie – tu accueilles l’effacement comme l’on rend les armes pour déjouer tes pièges rompre le cercle épris de son propre reflet où bégaie un seul sens. XVII Ta conscience alors file, s’égaie – diluée à l’extrême vibre la couleur anonyme  – ta conscience alors file,…

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