L’une aux pinceaux et aux couleurs, l’autre au clavier en noir et blanc : « Aquarelles » est un exercice à quatre mains avec une amie, Cpsy. Pas vraiment de thème sinon le paysage, notamment urbain mais pas seulement, puis le dialogue se tisse au gré de nos inspirations, la sienne d’abord, qui engendre la…
Oubli
Que panse-t-il ? * De l’oubli je ne connais qu’un patient murmure, une voix aigrelette que répercutent au hasard les coulisses, et que l’on chasse d’un revers de main. Je n’en connais qu’échos étouffés et qui submergent, reflets louches, masques d’illusion qui en grimaces tordent les sourires. Que les ombres portées qui allongent leur linceul, le…
Aquarelles : Comme au ciel
L’une aux pinceaux et aux couleurs, l’autre au clavier en noir et blanc : « Aquarelles » est un exercice à quatre mains avec une amie, Cpsy. Pas vraiment de thème sinon le paysage, notamment urbain mais pas seulement, puis le dialogue se tisse au gré de nos inspirations, la sienne d’abord, qui engendre la…
À bâtons rompus : métaphores
Deux lectures m’ont profondément… allais-je dire marquée ? J’ai beau ne pas bien aimer l’expression, assez creuse, je crois que celle qui convient le mieux ici est : m’ont profondément parlé. Il s’agit de Perséphone 2014, de Gwenaëlle Aubry, lu en début d’année, et de Mécanismes de survie en milieu hostile, d’Olivia Rosenthal, lu en décembre. Un…
Tango
Tu achoppes, titubes et trébuchesau pas d’un cœur qui tangueen houle en tressauts,irréguliers, de bâbord à tribord te déporte,s’en va et revient – reviens –en ressacentre deux embardées alentiinerte se balance sous la nue obstruée – comme un couverclepuis derechef ça déferlede haut en bas secouéde vent violent de grêle amèrele mât trop frêleet plie,…
À bâtons rompus : premiers souvenirs
Je n’ose imaginer combien d’écrivains petits ou grands et autres gens à plumes ont leur charmante anecdote révélant dès leur plus jeune âge qu’ils étaient prédestinés. Je n’ai guère de proches qui n’aient appris tout seuls à lire, et leur progéniture à son tour n’y échappe que rarement. On se demanderait presque d’où sortent les…
À bâtons rompus : brimborions et bouts de ficelle
Regards sur la littérature L’expression « à bâtons rompus » a une origine incertaine. Je ne l’emploie pas souvent, et je n’avais jamais songé à aller chercher d’où elle venait avant qu’elle ne s’impose à moi pour le titre de cette série que j’espère, pour une fois, mener à terme. Mais dont le propos risque…
Gore
« Cruel » : du latin crudelis, e dérivé de crudus, a, um, racine cruor, oris, « sang rouge, sang qui coule ». Noir sur fond noir un éclair déchire le réel, laboure sa profonde fissure.Ça décroche et étourdit, ça perd pied dans un bruit de fracas qui n’en finit pas de se répercuter contre les parois qui chassent en…
121124
Le ciel pousse mollement le jour d’un bout à l’autre de sa lumière grise. Il ne fait vraiment ni beau ni moche. On frôle le neutre. On le frôle juste : tout s’enfonce légèrement en dessous, à peine. Un frisson vous le rappelle, une caresse presque, trop froide seulement. Elle fait refluer le sang. La…
« Ne vois-tu rien venir ? », numéro 16 de La Moitié du fourbi
Je suis horriblement en retard, mais le dernier numéro de La Moitié du fourbi est lui bien sorti en temps et en heure pour le Salon de la revue d’octobre dernier. La proposition m’a aussitôt incitée à relire Le Rivage des Syrtes, l’un des romans qui m’a le plus marquée, qui offre la quintessence de…
