Disons que vole,sur un coup de vent,
d’avant en avent,
venu de loin,
du Home Sweet, de l’homme
perdu
venu de loin et qui fredonne
– vol du souffle
danse de l’air
vire
volte
échoit
s’enterre
germe peut-être
telle parole :

« Mon cher, mon amour, mon délictueux,
Ces œillades en douce me lassent,
Et ces feints coups de reins, coups pour rien,
De même que ces soupirs, en cachettes et murmures
Plus ou moins pixelisés, parasités
Plus ou moins fredonnés
En ritournelles qui parlent bel
Et bien d’elle qui tourne, revient.

Trêve de détours et de contours,
de contorsions
de cirques, de cons, oups,
de circonvolutions
qui ménagent, mon ange,
cette piètre révolution un rien réac,
quoi qu’en disent les saints patrons,
business angels et actionnaires,
Amour, Travail, Famille…
Patrie ?
C’est tout plein, p’tit con, de loupiottes
qui te palpent te lorgnent
t’éborgnent et te coincent
dans le rang d’oignons,
de la truffe jusqu’au trognon,
à en avoir plein le groin.

Que ma langue plutôt lape Priape,
épris de pampres élancés, de grappes effondrées
quand explosent leurs corsets trop ajustés,
et qu’elle cueille alors
perles de sucs et sèves à savourer
déposés aux sillons et vallons indiscrets »

Venu de loin fredonne, berce,
s’égare, repart,
va et vient,
invite encore.