Opiniâtre pathos,
que n’en naît-il plus de joie,
de ce pont ineffable
jeté entre toi et moi
par mots et par notes
tenaces tenant promesse
en bel élan
dont les hasards se mêlent pour
au passage
semer en poussière légère
les étoiles qui brillent
larmes ou flammes
à notre œil sincère et
fidèle au guet

après le sel la plaie

toi qui me tiens et moi qui te tiens
en arc en accroche-cœur
malgré accrocs et erreurs

Tes lèvres et ma langue s’emmêlent
alors pourquoi tes mains ma peau
mes mains ta peau
ne se parlent-elles pas ?

Grandville, Un autre monde, 1844.